Tourisme, plus rien ne sera comme avant – Le nouvel Economiste – 01/06/2020

La pandémie bouleverse totalement et durablement la manière de voyager.

Le plus frappant à l’aéroport d’Heathrow est l’absence de voitures à l’extérieur du bâtiment, de personnes à l’intérieur, et de toute activité. Alaba, un chauffeur d’Uber, était si étonné à l’approche de l’aéroport d’Heathrow un samedi matin de mai qu’il a fait deux fois le tour du dernier rond-point en criant : “Ça ne peut pas être Heathrow”.

À l’intérieur, un employé se tenait prêt à distribuer des masques, sans personne à qui les donner. Le vaste hall d’enregistrement était presque désert. Une seule voie de sécurité fonctionnait. Beaucoup de lumières étaient éteintes. Le tableau des départs indiquait six vols pour toute la journée.

Les voyages internationaux ont pratiquement cessé. Les frontières sont fermées. Les hôtels sont vides. En avril de l’année dernière, 6,8 millions de passagers sont passés par Heathrow. En avril dernier, un peu plus de 200 000 d’entre eux y sont passés, un chiffre inférieur à la moyenne quotidienne sans pandémie. Les mouvements aériens en Europe ont diminué de près de 85 %. En Amérique, l’administration de la sécurité des transports a contrôlé 3,2 millions de passagers dans ses aéroports le mois dernier, contre 70 millions à la même période l’année dernière. Certains pays, comme l’Inde, ont arrêté tous les transports routiers et ferroviaires, cloué au sol tous les vols et fermé les aéroports. Et lorsque les pays s’ouvrent, ils choisissent les nationalités qu’ils autorisent à entrer. Les anciennes règles ont disparu.

“En Amérique, l’administration de la sécurité des transports a contrôlé 3,2 millions de passagers dans ses aéroports le mois dernier, contre 70 millions à la même période l’année dernière”

Ainsi, pour beaucoup, 2020 sera une année sans vacances. La peur de la maladie gardera les gens chez eux. Les voyages sont déjà un luxe. Même dans la riche Europe, qui offre de généreux droits aux vacances, trois personnes sur dix ne peuvent pas se permettre une semaine de vacances annuelles loin de chez elles. Ceux qui ont perdu leur emploi ou qui craignent une récession risquent de réduire leur budget pour les voyages. Pour ceux qui rêvent encore de plages étrangères, le plus grand obstacle sera de se rendre quelque part. De nombreuses restrictions – notamment la fermeture des frontières et les quarantaines après l’arrivée – sont toujours en vigueur.

Le tourisme est un géant de l’économie mondiale. En 2018, 1,4 milliard de personnes ont voyagé à l’étranger, soit deux fois plus qu’en 2000. L’habitude des pays riches est devenue une habitude mondiale. Dans la course pour attirer les touristes, les pays ont commencé à se projeter comme des marques de voyage mondiales. Selon les estimations de l’industrie, 330 millions d’emplois – des pilotes de ligne bien payés aux guides touristiques et au personnel de plonge travaillant sans être vu dans des stations balnéaires coûteuses – dépendent des voyageurs. Beaucoup d’entre eux sont locaux ; environ trois quarts de la totalité du tourisme dans les pays riches se font à l’intérieur des frontières nationales, selon l’OCDE.

“Pour ceux qui rêvent encore de plages étrangères, le plus grand obstacle sera de se rendre quelque part. De nombreuses restrictions – notamment la fermeture des frontières et les quarantaines après l’arrivée – sont toujours en vigueur.”

La santé des caisses nationales, ainsi que la forme des secteurs allant des restaurants aux hôtels et aux produits de luxe (qui sont souvent achetés pendant les vacances), dépendront de l’état du tourisme lorsqu’il sera autorisé à reprendre. Les hôtels et les compagnies aériennes profitent de ce bouleversement pour revoir leur mode de fonctionnement. Les familles repensent comment et où elles peuvent prendre leurs vacances en toute sécurité. Nombre de ces changements ne dureront que jusqu’à l’apparition d’un vaccin contre le Covid-19. Mais certains resteront en place. La façon dont les gens commenceront à voyager en 2020 – ou 2021 – déterminera la façon dont ils voyageront pendant les années qui suivront.

“La façon dont les gens commenceront à voyager en 2020 – ou 2021 – déterminera la façon dont ils voyageront pendant les années qui suivront”

En temps normal, les touristes internationaux dépensent 1 600 milliards de dollars par an, soit plus que le PIB de l’Espagne. Les emplois créés par le tourisme ne peuvent pas être délocalisés et apparaissent souvent là où il n’existe que peu d’autres possibilités. Un bar de Barcelone qui vend de la sangria à un touriste allemand n’a peut-être pas l’air d’un exportateur, mais son impact sur les comptes nationaux est à peu près le même que s’il avait expédié la bouteille au nord. En fait, en tant que source de recettes d’exportations mondiales, le tourisme est plus important que les industries alimentaires ou automobiles.

2020, d’abyssal à apocalyptique

Mais les prévisions pour 2020 vont de l’abyssal à l’apocalyptique. L’Organisation mondiale du tourisme de l’ONU prévoit une baisse des dépenses de voyages internationaux comprise entre 910 et 1 200 milliards de dollars cette année. Elle prévoit que les arrivées vont chuter de 60 à 80 %. Sur les 217 destinations suivies, 72 % ont fermé leurs frontières aux touristes internationaux. L’Europe sera particulièrement touchée. Elle accueille chaque année plus de la moitié des touristes du monde. La plupart d’entre eux devraient arriver bientôt. Les étés sont essentiels : 59 % de toutes les recettes liées au tourisme en Grèce sont réservées de juillet à septembre. Le tourisme est un exemple rare d’une industrie où les Européens du Sud surpassent (et souvent accueillent) leurs homologues du Nord.

“L’ONU prévoit une baisse des dépenses de voyages internationaux comprise entre 910 et 1 200 milliards de dollars cette année. L’Europe sera particulièrement touchée. Elle accueille chaque année plus de la moitié des touristes du monde”

Certains prennent des mesures provisoires en vue de leur réouverture. La Grèce et l’Italie espèrent accueillir des touristes internationaux cet été. Des “bulles de voyage” régionales [groupes de pays contigus qui ouvrent leurs frontières, ndt] sont envisagées dans certaines régions d’Europe et d’Océanie. Mais de nombreux voyageurs potentiels devront rester dans leur propre pays.

En Corée du Sud, qui n’a jamais complètement fermé ses portes, les trois quarts de tous les voyages aériens prévus en avril étaient des voyages intérieurs, contre un dixième normalement, selon Skyscanner, un site web de comparaison des prix. Dans le monde entier, les recherches de location de voitures sont également en hausse. Selon Airbnb, les réservations nationales ont augmenté de façon spectaculaire, pour atteindre plus de 80 % du total des réservations partout dans le monde. Plus frappant encore, de nombreuses personnes réservent des logements dans un rayon de 80 km autour de leur domicile, la majorité des locations se trouvant à moins de 200 km. Il est en effet utile de pouvoir rentrer chez soi en voiture si les conditions d’immobilisation changent soudainement.

“Plus frappant encore, de nombreuses personnes réservent des logements dans un rayon de 80 km autour de leur domicile, la majorité des locations se trouvant à moins de 200 km. Il est en effet utile de pouvoir rentrer chez soi en voiture si les conditions d’immobilisation changent soudainement”

Les voyages en Chine, qui a été le premier pays à imposer un embargo et où l’épidémie semble maintenant largement maîtrisée, reviennent à une situation proche de la normale. Mais même en Amérique, qui continue de signaler plus de 20 000 nouveaux cas chaque jour, le premier week-end de mai a vu des pics d’occupation des hôtels, selon Keith Barr de IHG, un groupe hôtelier qui comprend les chaînes InterContinental et Holiday Inn. “Le niveau de la demande m’a surpris. Je ne pensais pas que quelqu’un allait voyager en ce moment”, dit-il. Compte tenu de la fermeture des frontières, la demande est entièrement intérieure.

Pour l’instant, les dirigeants européens, de l’Italie à la France, espèrent que les locaux qui ne peuvent pas partir remplaceront les étrangers qui ne peuvent pas entrer. Cela pourrait fonctionner dans une certaine mesure et dans certains pays. Mais de nombreuses destinations touristiques, comme l’Islande ou les îles des Caraïbes, ont trop peu de locaux pour remplacer les étrangers absents. Malte, qui accueille chaque année près de six visiteurs étrangers pour chaque natif, pourrait accueillir un quart des 2,9 millions de touristes qu’elle a attirés l’année dernière, estime Johann Buttigieg, de la Malta Travel Authority, si ses frontières rouvrent à temps pour l’été. Les résidents des pays qui exportent plus de touristes qu’ils n’en reçoivent, comme la Grande-Bretagne, la Corée du Sud et l’Allemagne, auront du mal à se presser sur leurs propres plages.

Les pays plus “équilibrés”, comme les Pays-Bas, auront du mal à faire entrer suffisamment de touristes nationaux dans le vide laissé par les étrangers : un Airbnb coûteux donnant sur un canal d’Amsterdam est plus attrayant pour un New-Yorkais que pour un Rotterdamois. Les auberges de jeunesse pour routards, qui sont aussi charmantes pour les jeunes étrangers qu’elles sont peu attrayantes pour les locaux, vont devoir faire face à une situation difficile. Les terrains de camping qui attirent des propriétaires de caravanes relativement locaux s’en sortiront mieux.

Entre-temps, les destinations urbaines ont perdu de leur attrait : pourquoi aller à New York si Broadway est fermé ? Les escapades rurales sont en revanche demandées. Les hôtels les plus fréquentés du groupe InterContinental sont ceux situés au bord de la mer. Selon l’institut de recherche sur les voyages STR, le taux d’occupation de certains sites balnéaires du sud des États-Unis atteint 60 %.

Cela pourrait conduire à ce que Brian Chesky, le patron d’Airbnb, appelle une redistribution des voyages : les gens se rendent dans des endroits isolés plutôt que dans les métropoles habituelles. Airbnb, qui peut proposer des chambres presque partout, tablait déjà sur une tendance des gens à sortir des sentiers battus et à économiser en évitant les lieux touristiques. Cette tendance s’est amplifiée. M. Chesky dit qu’il pensait qu’il faudrait 20 à 30 ans pour que les habitudes des voyageurs changent. Aujourd’hui, il pense que cela se fera en quelques semaines ou quelques mois.

“Brian Chesky, le patron d’Airbnb, pensait qu’il faudrait 20 à 30 ans pour que les habitudes des voyageurs changent. Aujourd’hui, il pense que cela se fera en quelques semaines ou quelques mois”

La modification des habitudes de voyage dans le monde, même pour quelques mois, aura des effets à long terme. Si les touristes découvrent les vertus de nouveaux lieux, ils voudront y retourner.

Les gens recherchent soit des vols bien plus loin pour le futur, soit bien plus près pour maintenant – et pas tant à dernière minute qu’à la dernière seconde, plaisante Luca Romozzi de Sojern, une agence de voyages. Réserver (et payer) plus tard va changer le business model des compagnies aériennes et des hôtels, qui se financent depuis longtemps avec les avances des clients. Pire encore, la plupart des vendeurs de voyages doivent désormais accepter des conditions d’annulation souples s’ils veulent attirer les clients.

Vous pouvez changer le monde

L’économie de la prestation de services de voyage va changer d’une autre manière. Faciliter le nettoyage et réduire les points de contact seront des priorités. Les hôtels abandonnent les moquettes au profit de sols nus. Les coussins sont jetés. Les menus des restaurants deviendront probablement numériques ou apparaîtront sur des tableaux noirs. Les cuisines proposeront moins de plats, afin de simplifier le processus de cuisson et d’éviter le gaspillage des ingrédients stockés en cas de fermeture forcée.

“Faciliter le nettoyage et réduire les points de contact seront des priorités. Les hôtels abandonnent les moquettes au profit de sols nus. Les coussins sont jetés. Les menus des restaurants deviendront probablement numériques ou apparaîtront sur des tableaux noirs. ”

D’autres disparitions seront plus visibles. Le buffet a probablement connu son dernier dîner. L’enregistrement sera automatisé. “Nous voulons évidemment continuer à offrir un accueil, mais en fait, l’impression d’une clé numérique n’est qu’une transaction. Ce n’est pas vraiment un accueil”, déclare Arne Sorenson du Marriott, la plus grande chaîne hôtelière du monde. Attendez-vous à un enregistrement mobile, à des clés de chambre sur les téléphones et à davantage de commandes vocales dans les chambres.

De telles propositions s’inscrivent dans une réaction immédiate à la pandémie, dans le cadre de mesures sanitaires qui forment une sorte de “théâtre de l’hygiène”. Des pays comme la Grèce se positionnent comme étant moins infectés par le Covid-19. Un ministre portugais s’est vanté de ses merveilleuses infirmières en cas de maladie des voyageurs, comme celle qui s’occupait de Boris Johnson, le Premier ministre britannique.

Tourisme, plus rien ne sera comme avant« Attendez-vous à un enregistrement mobile, à des clés de chambre sur les téléphones et à davantage de commandes vocales dans les chambres » Photo par Prostooleh, Freepik.com

Utiliser la santé et l’hygiène comme outils de marketing est un retour aux sources. Richard Clarke, de Bernstein, un cabinet de recherche, note qu’une publicité pour Holiday Inn des années 1970 mettait l’accent sur la propreté comme principal argument de vente de la chaîne, avant l’emplacement et le confort. Elle reviendra sur le devant de la scène, au profit des grandes marques. Les gens peuvent supporter les fouilles spartiates s’ils savent qu’ils ont été désinfectés à fond. Le Marriott s’enorgueillit désormais d’un “Conseil mondial de la propreté”.

Les aéroports mettront également l’accent sur l’hygiène. “Je pense que la volonté de réduire au minimum les contacts lors de tout voyage va nous pousser à faire un voyage sans contact”, déclare John Holland-Kaye, le chef de Heathrow. “Une fois que vous serez dans le terminal, vous scannerez votre passeport, vous vous ferez prendre en photo, vous déposerez vos bagages”, puis vous irez d’un point de controle à l’autre, des caméras utilisant la reconnaissance faciale pour ouvrir les portes.

“Utiliser la santé et l’hygiène comme outils de marketing est un retour aux sources”

Cela peut paraître tiré par les cheveux, mais les citoyens d’une trentaine de pays peuvent déjà utiliser les portes électroniques pour passer le contrôle des passeports à leur arrivée à Heathrow et dans de nombreux autres aéroports, ce qui leur permet de passer d’une porte à l’autre sans parler à quelqu’un d’autre. La sécurité implique toujours un ralentissement, mais même là, il devrait bientôt être possible de laisser des ordinateurs portables et des liquides à l’intérieur du sac. L’automatisation réduira la nécessité de toucher les plateaux. Les désinfectants pour les mains sont déjà partout. Une fois mis en œuvre, il est peu probable que ces changements disparaissent.

Coincé au milieu avec vous

En revanche, l’expérience en vol pourrait changer beaucoup moins à long terme. Les voyageurs observateurs remarqueront des modifications. Les magazines de bord disparaîtront probablement. Les services de repas pourraient être réduits à des sacs de collation et des bouteilles d’eau pendant un certain temps.

Mais des choses cruciales – comme le siège du milieu dans les avions – ne disparaîtront pas. Les compagnies aériennes ont clairement indiqué que cela détruirait leur modèle économique, qui exige qu’environ deux tiers des sièges soient occupés pour faire des bénéfices. “Nous pensons que ce n’est pas nécessaire, et soit nous ne volons pas, soit nous devons augmenter les prix de 45 à 50 %, voire de 100 % pour certaines lignes”, déclare Alexandre de Juniac, de l’Association internationale du transport aérien, principal organisme commercial du secteur. La baisse du prix du carburant contribuera quelque peu à réduire les dépenses opérationnelles, mais les compagnies aériennes ont également des coûts fixes élevés.

“Des choses cruciales – comme le siège du milieu dans les avions – ne disparaîtront pas. Les compagnies aériennes ont clairement indiqué que cela détruirait leur modèle économique, qui exige qu’environ deux tiers des sièges soient occupés pour faire des bénéfices”

M. de Juniac préconise plutôt un système de contrôles et de mesures de sécurité coordonné à l’échelle mondiale, comprenant des déclarations de santé des passagers, des contrôles de température aux points de départ et d’arrivée, l’utilisation généralisée de masques et un meilleur nettoyage des avions. Certains de ces changements seront durables et pourraient augmenter les coûts. L’ajout de plusieurs nettoyages de cabine quotidiens réduira le nombre de vols qu’un seul avion et son équipage peuvent effectuer. Cela est particulièrement préjudiciable aux compagnies aériennes à bas prix, dont les modèles commerciaux reposent sur des rotations rapides.

Tous ces changements ne seront pas universels. Les gens ont des goûts variés, des raisons différentes de voyager et une appétence au risque variable. Les budgets dictent également leur choix de destination et d’activité. Les Américains qui auraient pu aller dans les îles Caraïbes devront se contenter de la Floride. Les Chinois, quant à eux, peuvent se tourner vers des centres commerciaux haut de gamme chez eux. Mais les Écossais qui recherchent le soleil ou les Saoudiens qui fuient l’été dans le désert voudront reprendre l’avion. Les voyageurs les plus huppés, qui peuvent s’offrir des vols en première classe et des suites privées, auront moins de raisons de craindre la maladie. Les endroits qui plaisent à un public majoritairement jeune fonctionneront probablement aussi normalement que possible dans le cadre des directives gouvernementales. Personne ne veut aller dans une boîte de nuit avec distanciation physique.

Les grands paquebots de croisière transportant des milliers de personnes souvent âgées mettront plus de temps à retrouver leur attrait – si jamais ils le retrouvent un jour. Ils garantissent un flux régulier de visiteurs vers des îles qui ont peu d’autres sources de devises fortes. Une douzaine de pays comptent sur le tourisme pour générer plus de 60 % de leurs revenus d’exportation, selon les Nations unies, tous réputés pour leurs plages. Les Caraïbes ont donc connu une série de dégradations de leur notation. Si les restrictions de voyages ne s’atténuent pas avant la saison hivernale, les déclassements se traduiront par des défauts de paiement.

“Les grands paquebots de croisière transportant des milliers de personnes souvent âgées mettront plus de temps à retrouver leur attrait – si jamais ils le retrouvent un jour”

Ces dernières années, les problèmes de sur-tourisme ont fait l’objet d’une grande attention pour une poignée de villes superstars telles que Venise et Barcelone. Mais la plupart des destinations ont trouvé un heureux équilibre entre le tourisme et la vie normale. Ce sont ces endroits qui en ressentiront le plus l’absence. Comme le dit M. Buttigieg, s’exprimant depuis une Malte déserte, “Personne n’a réalisé l’importance du tourisme avant qu’il ne disparaisse”.

The Economist

© 2020 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale : http://www.economist.com.

Source : Tourisme, plus rien ne sera comme avant | Le nouvel Economiste

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