Constat et mesures pour réorienter l’économie « les jours d’après » le Covid-19 – AgoraVox – 06/04/2020

Au delà des drames de la crise sanitaire, le Covid-19 aura permis à la majorité de nos concitoyens de mettre en évidence les incohérences, voire certaines absurdités de notre système économique et les limites de la mondialisation dans une ère post-croissance.

Une mise en évidence de la fragilité des systèmes économiques en post-croissance

La croissance est finie, désormais nous sommes entrés dans l’ère post-croissance et il a fallu un virus invisible pour nous rappeler le sens des limites et de la mesure, pour nous rappeler notre vulnérabilité, et mettre en évidence la fragilité des systèmes économiques complexes que nous avons construits en pensant que la croissance pouvait se poursuivre à l’infini. De même, que la croissance économique, comme la croissance démographique n’est plus possible, nous avons à faire face à des limites techniques et énergétiques. Il faut se rendre à l’évidence : Quand les frontières se ferment ou quand le pétrole se met à manquer, c’est toute la chaîne industrielle qui s’effondre. Si cela peut nous réapprendre les besoins essentiels de services publics, de relocalisation d’activités en repensant le rapport au travail, avec les avantages, mais aussi les inconvénients de la nouvelle révolution numérique , notamment pour l’énergie et le climat, cette crise sanitaire, tout en payant le prix fort avec sa cohorte de victimes, n’aura pas été totalement vaine. Mais est-ce cela qui émergera les « jours d’après » ?

Sans recours à un régime politique plus directif, notre démocratie peut-elle imposer les exigences d’un nouvel ordre économique ?

Au sein de l’UE, pour les pays de la zone Euro qui ont cependant une monnaie commune, chaque état conserve, toutefois avec quelques restrictions, la maîtrise de son économie, ce qui ne vas pas sans poser certains problèmes entre les divers pays avec les économies locales. Ce qui explique le transfert de certaines activités des pays à hauts coûts de production vers des pays de l’UE à plus faible coût. A noter que l’inégalité fiscale et la différence de valeur du travail au sein de pays ayant une monnaie unique est une aberration, à laquelle il faut mettre un terme !…

Remettre en cause les incohérences actuelles du système économique, passe aussi par cesser de concentrer toutes nos productions dans la zone Asiatique, alors que l’on peut produire en France ou en Europe, ce qui impose des coûts énergétiques considérables pour le transport des produits finis. Certes cela suppose une reprise en main de l’économie et du système bancaire par le pouvoir politique, éventuellement par des nationalisations ou prise de participation de l’État avec minorité de blocage. Mais cela ne peut se faire que de façon « directive » et non en laissant la « main invisible » du marché libre d’agir au gré des fluctuations boursières

Faire cesser également certaines absurdités actuelles du système économique

Remettre en cause également l’une des absurdités du système économique est une urgence écologique quand un produit parcours plusieurs itinéraires de longue distance, alors que l’on peut faire plus court par des relocalisations. Il s’agit aussi de mettre un terme aux aberrations d’une production locale qui va faire des milliers de kilomètres pour être transformé ou reconditionner et qui revient ensuite à son point de départ pour être consommée...

Pour rappel : par exemple, en 2017, la distance moyenne parcourue par un produit alimentaire entre son lieu de production et l’assiette du consommateur dépasse la plupart du temps les 2 000 km, et d’autres font jusqu’à 4 800 km ! C’est démentiel ! Il faut se souvenir, par exemple, que le semi-remorque qui a pris feu dans le tunnel du Mont-Blanc, en 1999, était chargé de farine et de margarine belges expédiées en Italie ? La margarine devant y être simplement emballée, avant que les paquets ne repartent pour être vendus en… Belgique.

Quand on sait que Dix millions de coquilles Saint-Jacques des Côtes d’Armor sont envoyées en Chine pour y être nettoyées avant de revenir en Bretagne se faire garnir…De nombreux autres exemples pourraient être cités « C’est une question de coût, on ne peut guère faire autrement … » explique un responsable d’une usine bretonne. De nombreux autres exemples pourraient être cités Sans oublier l’affaire des « lasagnes à la viande de cheval » qui a montré une complexité et une longueur des circuits alimentaires que le consommateur ne soupçonnait pas.

Face à cette folie énergivore et à une agriculture industrielle de plus en plus suspecte, la seule solution est de produire au plus près et de consommer de plus local. Le circuit court peut avoir plusieurs définitions : Aux Etats-Unis c’est une distance de 250 km entre le producteur et le consommateur. Au Canada, c’est 120 km. En France un circuit de proximité est fixé à 150 km. Bien entendu, la seule notion de circuit de proximité ne garantit pas la qualité des produits alimentaires, mais les circuits longs, aux mains de l’agro-business sont toujours plus suspects.

L’économie circulaire une autre réponse post-croissance

Le fondement de la société de consommation trouve aujourd’hui ses limites face aux défis environnementaux, d’emploi et de l’augmentation de la population mondiale qui devrait progresser de 43% entre 2012 et 2100. Nos prélèvements sur les ressources naturelles dépassent déjà largement la biocapacité de la terre, c’est-à-dire sa capacité à régénérer les ressources renouvelables, à fournir des ressources non renouvelables et à absorber les déchets.

Le modèle de production et de consommation qui prévaut depuis la révolution industrielle repose sur des ressources naturelles abondantes et un schéma linéaire. L’économie circulaire désigne un modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Cela suppose de mettre fin à l’obsolescence programmée, c’est dire au lieu de jeter, on répare, recycle, réutilise…

Mais aussi la nouvelle révolution numérique entre avantages et inconvénients

Si la nouvelle révolution numérique offre des avantages en terme de communication, d’échanges, de nouvelles pratiques d’achat ou concernant la réduction des mobilités, en liaison avec les entreprise, par la mise en place souhaitée de hubs d’accueil de télé travail, elle suscite des craintes justifiées, tant sur le plan économique et sociétal, voire culturel, ainsi que sur le plan environnemental, énergétique et climatique. A lire ( http://www.nymphomath.ch/societe/pollution/pollution.pdf ). Avec le changement de statut des robots par internet et l’interconnexion entre eux, où aujourd’hui on peut faire fonctionner des entreprises (dites entreprises 4.0) sans peu d’intervention humaine, ce qui va s’amplifier demain avec la 5 G. Nul doute que des problèmes d’employabilité, mais pas seulement, vont se poser…

Avec ce mal planétaire d’un libéralisme économique mondialisé ce sont les grands groupes financiers, avec à leur tête les banques, qui ont pris tous les pouvoirs

«  La véritable liberté est indissociable de la protection des plus faibles. Le libéralisme à l’occidentale est synonyme d’esclavage pour la grande majorité des hommes, qu’ils soient citoyens des pays du Sud ou relégués dans les couches dévalorisées des pays du Nord ».
Albert JACQUARD (1925 – 2013) – (J’accuse l’économie triomphante, 1995)

Le libéralisme, mis en oeuvre à partir des années 1980 dans une économie mondialisée hyper productiviste, consiste à transformer la société pour qu’elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme financier qui a pris le pas sur le capitalisme de type managérial des propriétaires des grandes entreprises capitalistes du 19eme et 20eme siècle. Métallurgie, construction mécaniques, automobiles, travaux publics, aviation, textile etc. Aujourd’hui avec le libéralisme, ce sont les puissants groupes financiers, via la bourse et les agences de notation, qui ont pris le contrôle des grandes entreprises, de l’économie en général et indirectement le pouvoir politique. Cela se traduit par la libre circulation mondialisée des capitaux et activités économiques diverses, la mise en concurrence des travailleurs avec nivellement par le bas des salaires et des droits sociaux, réduction, voire suppression de nombreux services publics, ce qui contribue à des déséquilibres de territoire par la désertification de certains, ne pouvant par ailleurs être compensé par le numérique. Sans compter ceux qui sont transférés au privé, bref, suprématie absolue de l’économie libérale.

Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l’OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n’est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.
Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d’échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.

Le libéralisme économique a engendré le pouvoir absolu des banques et des marchés Financiers en faisant perdre la maîtrise du pouvoir politique

L’état a depuis longtemps perdu le pouvoir d’émission de monnaie et d’emprunt auprès des banques d’État. En 1973, le Président de la République Georges POMPIDOU, un ancien de la Banque ROTHSCHILD ( comme ce fut le cas d’Emmanuel MACRON) a estimé que la France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s’étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D’autant qu’en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire « facile » avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l’Etat. Aux yeux du Président, des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l’époque, il était à la fois utile d’encadrer les potentielles dérives de l’Etat en la matière et souhaitable de sortir d’une ère d’économie administrée.

Reste que ces bonnes intentions finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d’un habile lobbying bancaire visant à consolider ces « bonnes dispositions » politiques afin de « neutraliser » ceux qui auraient pu remettre en question l’argument d’un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s’endetter dans la mesure où en 1973, l’État français n’était quasiment pas endetté. 

Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et, circonstance aggravante, il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé. avec pour conséquence la capitulation volontaire de tous les gouvernements. c’est une autre aberration !…

L’article 104 du traité de Mastricht, qui deviendra l’actuel article 123 du traité de Lisbonne sera la conséquence de l’initiative Française de 1973 est désormais imposé à tous les pays de l’UE

Problèmes soulevés également par le monétarisme

Depuis les es années 70 La politique monétariste qui s’est imposée progressivement à l’ensemble des économies Occidentales contribué à dépossédé le pouvoir politique, c’est-à-dire l’Etat, de son droit de contrôle et régulation de l’économie, au profit de la bourse et des agences de notation. Elle lui a également fait perdre sa souveraineté monétaire, car le droit d’émettre de la monnaie relève désormais de la seule compétence des banques centrales et des banques privées qui en Europe n’ont aucun ordre à recevoir, ni de compte à rendre aux gouvernements. Les Etats sont devenus volontairement impuissants, la bourse et les agences de notation privées dictent les politiques aux états qui ont capitulé. Ce n’est pas seulement le gouvernail de l’économie, mais le pouvoir politique, notamment via la mise en place de gouvernements dits ’’ techniques’’ à leur solde, comme ce fut le cas de la Grèce et l’Italie, ainsi que la direction des affaires internationales avec des guerres d’assujettissement à leur domination que les dirigeants des Banques ont pris.

Pour les Monétaristes, le fléau de l’économie c’est l’inflation. Elle sape le pouvoir d’achat et pénalise les épargnants. Selon eux, les causes de l’inflation sont simplement monétaires : « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire », en ce sens qu’elle est, et ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production.

L’inconvénient d’une vision uniquement monétaire de l’inflation, c’est qu’elle ne tient pas compte de l’impact du prix des matières premières sur les prix de tous les produits. On a pu le constater lors des hausses du prix de ces matières qui, dans un premier temps, répond à la loi de l’offre et de la demande. Croire que la monnaie est le seul levier de l’économie ne rend pas compte de toutes les situations.

A souligner les effets pervers de la société de consommation par le crédit, quand la croissance est impossible

Plus les banques accordent des crédits, par exemple pour l’accession à la propriété, plus elles devront créer de la monnaie, celle-ci diminuera au fur et à mesure des remboursements des crédits… Chaque banque étant toutefois limitée dans sa création de monnaie, elle doit avoir chaque jour la trésorerie suffisante pour faire face à tous ses règlements envers les autres banques et pour satisfaire les retraits en argent liquide de sa clientèle. Pour maintenir leur situation en équilibre, les banques font appel au marché interbancaire où elles échangent chaque jour entre elles de la monnaie qu’elles s’empruntent les unes aux autre… Quand les banques ont toutes besoin de liquidités au même moment, sans parvenir à s’équilibrer entre elles et que les crédits qu’elles ont consentit ne sont plus remboursés, le pays connaît une crise de liquidités. C’est ce genre de phénomène qu’ont connu les banques américaines au cours de l’été 2007 sous le nom de crise des ‘’subprimes’’ et qui a entraîné dans ses sillons la crise financière que l’on a connu en 2008.

Il a bien les banques centrales, mais que peuvent-elle faire ? Tout d’abord il faut se convaincre qu’elles ne vont pas pouvoir, ni à court ni à moyen terme, agir sur les causes de la crise qui dépasse largement leur périmètre d’action. Par contre les outils dont elles se sont dotées peuvent leur permettre d’assouplir les tensions constatées sur le marché monétaire.

Dans l’immédiat, provisoirement les banques centrales peuvent donc se substituer au marché interbancaire, bloqué, pour fournir davantage de liquidité. Ces actions à court terme visent à rétablir la confiance au sein du marché interbancaire, mais il ne faut pas oublier que Lorsque les rouages se grippent ainsi et que tout le système est sur le point de s’effondrer, il y a désormais le filet de sécurité des états qui n’hésitent pas à injecter des Milliards d’euros… ou de dollars… Empruntés, notamment en Europe sur les marchés Financiers à des banques privées à des taux d’intérêts toujours supérieurs à ceux que ces Banques ont empruntées aux banques centrales. Bien curieuse conception du libéralisme économique !… quand on sait par ailleurs que les mêmes Etats qui vont devoir emprunter sur les marchés financiers sont à la limite du dépôt de bilan….et que l’on ne cesse de demander des sacrifices à la population, alors que les banques vont ainsi se refaire une santé financière et n’hésiteront pas à annoncer des bénéfices à Milliards d’euros…Telles en France pour 2010, la BNP près de 8 Milliards, la Société générale 5 Milliards… C’est à nouveau le règne tout puissant des traders et leurs bonus exorbitants…Jusqu’à la prochaine crise et tout recommencera… Sauf qu’à force de répétition, le système risque un effondrement généralisé…

Aujourd’hui pour imposer leurs politiques financières spéculatives, ces oligarchies financières n’ont d’ailleurs plus besoin d’avoir recours aux coups d’état militaires dans les pays Occidentaux, elles peuvent désormais se servir avec subtilité de la démocratie …

Quelles mesures seraient-elles à prendre ?

Outre la dette écologique qui est bien la plus grave, nos Docteurs DIAFOIRUS devraient prendre conscience que tous les remèdes qu’ils ont fait ingurgiter aux peuples et ceux qu’ils proposent resteront inefficaces tant qu’ils ne permettront pas aux états (c’est-à-dire au pouvoir politique) de reprendre les leviers de l’économieLa BCE est totalement indépendante, c’est une aberration, car ni elle même, ni les banques centrales nationales de l’Euro-système, ni les membres de leurs instances de décision ne peuvent solliciter ou accepter d’instructions d’un autre organisme. Les institutions de l’Union européenne et les gouvernements des États membres sont également tenus de respecter ce principe. Il y a urgence à abroger ces dispositions et à prendre les mesures suivantes :

– 1- Les Etats de la zone Euro doivent reprendre le pouvoir économique par une participation majoritaire, ou dans certains cas des minorités de blocage, dans le capital des principales banques privées Européennes, ou procéder à des nationalisations locales coordonnées dans le cadre d’un schéma de cohérence Européen. C’EST POSSIBLE, L’Espagne avec un Gouvernement Libéral et avec l’aide de fonds Européens a même nationalisé, après d’autres, l’une de ses Banques. (http://www.challenges.fr/economie/20130208.CHA6099/l-espagne-va-nationaliser-une-nouvelle-banque.html)

– 2- Sous réserve de la mise en place d’une autorité Européenne de contrôle pour éviter la dérive de la planche à billet, les Etats doivent également reprendre leur souveraineté monétaire, c’est dire le droit d’émission de la monnaie et le retour à la spécialisation bancaire avec les banques de dépôt et les banques d’affaires. Ce qui suppose d’interdire aux banques de dépôt de spéculer par des opérations boursières. Pour les opérations boursières il y a des banques d’affaires. A cet effet la réforme MOSCOVICI, sous le quinquennat Hollande, était loin d’être satisfaisante puisqu’elle ne sépare pas réellement sur le plan juridique les banques de dépôt et les banques d’affaires)

– 3- Autoriser les Etats Européens à emprunter directement auprès de la B.C.E. et des banques centrales des Etats, ce qui suppose une révision du traité de Lisbonne et l’abrogation, au moins de la première partie, de son article 123, ratifié suite à un déni de démocratie, lequel stipule : « il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres (…), d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales (…) ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite ».

Cela n’effacera pas pour autant la dette écologique, pour laquelle le pire est à venir

Si n’anticipons pas, par des mesures radicales de Décroissance Démographique équitablement choisie et répartie dans une économie post-croissance, d’ici à 2050, la synergie des crises alimentaires, énergétiques, climatiques et démographiques qui va entraîner une dégradation rapide et brutale du niveau de vie à l’occidentale,bien pire que celui qui nous affecte aujourd’hui avec le Covid-19. Deux types de réactions contradictoires vont se dessiner  : soit, Les violences seront exacerbées dans un chao social généralisé, où les plus forts s’efforceront d’anéantir les plus faibles pour piller les dernières ressources accessibles. Soit on sera contraint à l’intelligence de la raison, grâce à la coopération et à l’obligation forcée d’interdépendance solidaire du, notamment, à la peur de l’arme Nucléaire que possèdent les uns et les autres… Difficile de prévoir quelle tendance l’emportera, mais au vu d’un rapport secret du Pentagone sur le changement climatique on peut envisager le pire… c’est-à-dire l’affrontement violent pour la survie des sociétés les plus combatives et les plus armées.

Pour conclure

Le désir d’appropriation chez l’homme étant le plus fort, sauf à imposer un régime autoritaire pour s’opposer au libéralisme en faveur du climat et la situation écologique de la planète, ce qui ne peut se faire qu’au niveau international et semble mission impossible, on ne peut qu’être extrêmement pessimiste pour la suite des « jours d’après »… Où nul doute qu’il y a de fortes chances pour que les « bonnes » vieilles habitudes reprendront le pas…

Source : AgoraVox

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